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Le Soudan et les dossiers  judiciaires à charge d’un inconnu.

Dr. Abdalmonem Elfadil

Abdalmoneimalfadil@gmail.com

Le Soudan, depuis le premier massacre d’Ambare Joda 1956, est dans une cacophonie politique chronique qui donne naissance à des putschs sanglants causant une perte importante des vies innocentes à chaque tentative.

Judiciairement, les héritiers ou les proches des victimes s’adressent aux tribunaux dans l’ espoir de trouver les coupables ainsi que leurs droits, mais en vain.

À chaque fois qu’il y a des crimes d’état exercés contre le peuple soudanais, on met en place des comités d’enquête pour investiguer mais, les résultats disparaissent mystérieusement laissant beaucoup d’interrogations. En effet, le massacre du palais présidentiel 1971, l’attaque d’Al jazeera Abaa 1970, les répressions de 1989, 2013, 2018 et… sont des bons exemples dont les coupables se sont soustrait à la soi-disante justice en menant une vie normale comme si rien n’était jusqu’au dernier souffle!

À chaque massacre commis, on fait rappeler que le peuple soudanais est de nature pacifique et que ces gens-là ne le représentent pas. Mais, d’où descendent ces criminels ? Qui garde le silence dans chaque épisode de massacre ? Qui applaudit les nouveaux arrivants au pouvoir aux dépouilles de leurs  proies.

Les appels consistant à descendre sur les rues pour immortaliser les atrocités commises au Sit-in doivent se poursuivre pour que ces crimes ne trouvent pas les sorts de ceux commis auparavant sans que les proches des victimes trouvent le droit d’ester en justice.

En fonction de tout ce qui a été évoqué, les familles des victimes doivent recourir à la justice internationale s’ils veulent vraiment que la justice soit faite. Sinon, les dossiers des crimes de sit-in n’auront pas de sort meilleur que ceux escamotés habilement tout au long de notre histoire récente.

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