Report

L’accord de Juba

Dr. Elgayly Mohamed Abelhamid

L’accord de la paix entre l’autorité de transition au Soudan et le Front révolutionnaire soudanais à Juba, la capitale du Soudan du Sud, est un pas dans la bonne direction, car elle a mis fin aux guerres meurtrières entre les parties belligérantes. En effet, cet accord représente un tournant majeur dans l’histoire du processus de la paix au Soudan, car il a abordé les causes profondes menant à la violence armée.

Il convient de mentionner que les citoyens soudanais ont payé un prix élevé pendant ces guerres absurdes. Ainsi, la signature de l’accord de paix conduira certainement à la stabilité dans la région du Darfour et dans les deux régions du Nil bleu et sud Kordofon. En outre, cet accord contribuera à réintégrer le Soudan dans la communauté internationale qui était contre l’ancien régime en raison de ses pratiques inhumaines lors de conflit, lui fournissant un financement approprié pour développer et reconstruire des zones touchées par les guerres et aider au retour des personnes déplacées à leurs villages.

En effet, cet accord affronte plusieurs défis qui doivent être pris en compte lors de son implication. Ceci est illustré par l’absence de deux factions importantes à savoir : le Mouvement populaire de libération du Soudan, dirigé par Abdel Aziz Al-Hilu, et l’Armée de libération du Soudan, dirigée par Abdul Wahid Muhammad Nur. C’est pourquoi je pense que leur participation est une garantie fondamentale pour parvenir à une paix durable au Soudan. Les mouvements armés doivent aussi tourner la page du passé douloureux et présenter les bienfaits de la paix aux victimes des guerres dans les zones de conflit.

En conclusion, je voudrais dire que plusieurs raisons ont contribué à alimenter les guerres entre les frères soudanais. D’une part, les conflits stériles parmi les politiciens soudanais depuis l’indépendance du Soudan ont joué un grand rôle dans ces guerres.  D’autre part, on ne profite pas d’expériences inspirantes de certains pays autour de nous, comme le Rwanda et l’Afrique du Sud. Donc, il faut bénéficier des expériences de ces pays et suivre une feuille de route claire afin de réaliser la stabilité et le développement inclusif dans notre pays.

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