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Répression brutale du Sit-in, une assasination politique et militaire en faveur de qui?

Dr. Abdalmonem Elfadil 
Abdalmoneimalfadil@gmail.com 

  La deuxième (2021) commémoration de la répression brutale du Sit-in vient alors que le comité d’investigation tâtonne sur un bourbier histoire de tergiverser pour se soustraire à la justice et donc demeurer impuni (s). En effet, si les investigations qui sont en cours étaient véridiques; assez de responsables politiques et militaires seraient inculpés d’où les boulets empêchant toute progression dans ce dossier humanitaire épineux. En quête de justice, les héritiers des victimes  font de leur mieux pour contrer toute tentative visant à liquider la question. Récemment, le comité des victimes a ouvertement accusé les Forces d’Intervention Rapide de ces crimes.

  À mon sens, la répression brutale du Sit-in a été orchestré par les infiltrés de l’ex régime profitant de l’insuffisance d’expérience politique du conseil militaire mobilisant toute ruse politique afin de tacher les mains de tous les acteurs politiques pour atteindre l’objectif ultime : nous voilà donc tous avec des mains sales; il est alors impératif de recourir aux compromis! D’où la déclaration de l’ex vice-président Taha qualifiant le tribunal, de tribunal des putschistes pour juger notre putsch de 1989 ! Voici le contexte dans lequel se déroulent les procédures judiciaires que les héritiers des victimes doivent prendre en compte. 

  Historiquement, le Soudan n’a jamais reconnu une justice faite aux victimes de conflitd politiques. Toutes les procédures judiciaires se terminent soit par le pardon des héritiers des victimes ou par la dissimulation ou la magouille. Ainsi, recours à la cour pénale internationale est une nécessité urgente pour mettre fin au bain du sang longitudinal au Soudan.

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