
Forum du Bassin du Nil pour l’Adaptation au Changement Climatique
Khartoum : Ibrahim Shaqlawi
Le troisième forum régional des parties prenantes du Bassin du Nil oriental devrait se tenir à Nairobi, capitale du Kenya, le 18 du mois en cours, organisé par le Bureau technique régional (ENTRO) dans le cadre du programme : « Coopération dans le bassin du Nil pour l’adaptation au changement climatique (NCCR) », et ce dans un contexte de défis croissants liés à la gestion des ressources en eau et aux changements climatiques dans la région.
Ce forum intervient à un moment crucial nécessitant une reconstruction de la confiance et un renforcement des cadres de coopération entre les pays du bassin, notamment face à l’aggravation des crises climatiques et à l’escalade des tensions autour du partage des eaux. Cet événement régional représente une opportunité stratégique pour instaurer une nouvelle approche de dialogue et de coopération, en impliquant divers acteurs, dont les leaders religieux, anciens diplomates, journalistes, parlementaires, ainsi que les décideurs officiels.
Le Soudan devrait y participer activement, fort de son rôle géographique et historique en tant qu’acteur central dans la question des eaux du Nil, reflétant ainsi son engagement à promouvoir la coopération et la compréhension entre les pays du bassin.
Le forum vise à atteindre plusieurs objectifs, notamment : consolider un discours fondé sur les faits pour dépasser les divergences politiques et médiatiques, soutenir les programmes de l’Initiative du Bassin du Nil (NBI) et du Programme de développement du Nil oriental (ENSAP), ainsi que transformer les données techniques en outils efficaces pour la prise de décisions politiques et climatiques dans la région.
Les organisateurs soulignent que le forum ne se limite pas à être un espace de dialogue, mais constitue également une plateforme stratégique pour redéfinir le récit de la coopération dans le bassin du Nil, sur des bases participatives et communautaires, reflétant la nécessité d’une vision régionale intégrée visant à garantir la sécurité hydrique et le développement durable, dans un contexte de défis existentiels croissants.
Cet événement est perçu comme une étape importante vers la formulation de véritables consensus régionaux, ouvrant la voie à des partenariats constructifs et réduisant les conflits qui ont entravé la progression de plusieurs initiatives précédentes.


